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Le temps de réconciliation

Nous voilà en Carême.

Je voudrais réfléchir avec vous à quoi cela nous engage et pour cela examiner ce que cela signifie. Nous sommes dans l'année de la famille. Il m'a semblé qu'il y avait un lien entre la négligence du sacrement de réconciliation et la crise de la fidélité conjugale. Ce sera le second point.

Premier point d'abord : le Carême. Le Carême, c'est 40 jours : 40 années du peuple d'Israël dans le désert avant la Terre promise ; 40 jours de jeûne de Jésus avant les débuts de sa vie publique. Tout cela va revenir dans nos liturgies qui sont la préparation à Pâques.

Pâques, pour nos grands-parents, pour nos parents, c'était la première Communion -pour nous, plus exactement, la profession de foi : en notre wallon ne parle-t-on pas de Pauquets et de Pauquettes ? Or, voyez-vous, la communion c'est, avec la confirmation, l'achèvement de l'initiation chrétienne. Les orientaux mettent un peu de vin consacré sur les lèvres de l'enfant baptisé qui est ensuite tout de suite confirmé. Pâques, c'est la fête de notre baptême puisque c'est la fête de la mort et de la résurrection de Jésus qui nous sauve, qui donne un sens à notre vie et à notre mort, qui nous ouvre le chemin vers notre Père et, avec nous, à toute l'humanité.

Or, il faut bien l'avouer, notre préparation au baptême, il n'y en a eu que pour nos parents. Notre préparation à la profession de foi, ces années de catéchisme, elle est loin et demande à être revue au fur et à mesure que nous grandissons. Et c'est pour cela que, chaque année, Dieu notre Père, par le truchement de l'Eglise, notre mère, nous fait la grâce du Carême, du catéchisme des adultes, du recyclage du chrétien. Le carême, c'est la remise de nous tous ensemble devant l'amour du Père qui vient à nous par Jésus-Christ dans l'Esprit-Saint. Voir si l'évangile est encore pour nous règle de vie, si nous ne nous égarons pas dans le désert, si nous suivons encore le bon chemin.

Mais il ne suffit pas de constater que l'on a dévié de la bonne route, il faut encore faire marche arrière et reprendre le droit chemin. Se souvenir que Dieu a sa main dans la nôtre et que Lui sait par où il doit nous conduire pour que nous arrivions à Lui.

 L'Eglise nous propose trois moyens :

- la prière : c'est-à-dire être attentif à l'amour que Dieu nous porte, nous souvenir que Dieu nous aime. Car c'est cela l'essentiel. Le reste vient ensuite.

-le jeûne : cela veut dire se passer de certaines choses dont on peut se passer. Comme le scout, qui, en revenant du camp, vide son sac et met de côté ce dont il ne s'est pas servi. Il faut que notre corps participe à notre effort : cela peut être moins de friandises, plus de silence, remplacer la télévision par une promenade, lire un bon livre : à vous de trouver ce qui vous détend et vous libère.

- l'aumône : partager - vous le faites quand on vous le demande. Il est vrai que l'argent trop souvent colle aux doigts. Il est, en trop ou en trop peu, la ruine de bien des ménages. L'Eglise, qui sait bien ce qu'elle fait, nous recommande depuis toujours de donner.

Mais tout cela ce ne sont que des moyens pour nous rendre disponibles, à l'écoute de Dieu - dans sa Parole et dans nos frères.

Bon carême, mes Frères et mes Soeurs. Les lectures de la liturgies quotidienne et celles du dimanche sont comme toujours une vraie catéchèse. Ne les oubliez pas, reprenez-les, qu'elles vous questionnent... ou du moins lisez le journal paroissial. Il me paraît de mieux en mieux rédigé : qu'il soit pour vous matière à réflexion et pourquoi pas, à discussion - en famille ou ailleurs. Et gardez les yeux fixés sur la fête de Pâques et sur la grâce de votre baptême.

Le Carême, c'est aussi - faut-il dire c'était - la réconciliation. Les pécheurs publics étaient mis " en quarantaine " ( encore 40 ) le mercredi des cendres et réconciliés le jeudi saint pour qu'ils puissent célébrer la fête de Pâques avec tous les chrétiens qui avaient prié pour eux et avec eux durant le Carême. C'est toute l'Eglise qui s'offrait ainsi à la miséricorde de Dieu. Plus tard, on en est venu à la pénitence personnelle.

Mais aujourd'hui, on ne se confesse que bien rarement. Pourquoi ? La psychologie a certes passé par là et on craint que l'introspection, comme on dit, ne mène à des complexes de culpabilité ! C'est bien mal comprendre la miséricorde divine et le sens de " confiteor " qui veut dire : " je loue Dieu ". Dire que l'on a péché, demander que Dieu nous accorde le repentir, qu'il nous fasse connaître son amour en nous assurant de son pardon, vraiment, dîtes-moi, est-ce traumatisant ? Constater que l'on a encore du chemin à faire, chercher dans le pardon une force qui nous remet à neuf, qui nous remet debout, qui nous permet d'affirmer que nous faisons chemin avec Dieu qui pardonne, est-ce humiliant ? C'est au contraire, être objectif et mettre Dieu dans notre vie.

Et j'en viens à la seconde partie de ce sujet. J'ai pensé que, si la fidélité de nombreux foyers est menacée ou à vau l'eau, c'est que les époux ont trop souvent oublié le pardon parce qu'ils ne se sont même pas rendus compte qu'ils avaient fait de la peine. La fidélité, c'est sans doute un engagement que l'on a pris un beau jour où on s'aimait. Elle est surtout un projet que l'on construit et que l'on réalise jour après jour, que l'on reprend, que l'on améliore. On en parle dans le journal paroissial. Le pardon - c'est une des demandes fondamentales du Notre Père - est une des caractéristiques du chrétien. S. Benoît demande que l'on récite le " Pater " tout haut à Vêpres " pour les échardes de scandales qui ont pu se glisser dans la communauté ". Si nous ne savons pas reconnaître nos fautes devant Dieu, comment pourrons-nous même penser que nous avons froissé, peiné ( sans le vouloir parfois ) notre conjoint ou nos enfants ? Et si nous n'avons pas pleine conscience d'être pardonné par Dieu, comment notre désir de revanche pourra t-il céder la place au pardon de l'amour ?     

Qu'il me suffise d'avoir simplement indiqué cet aspect du sacrement du pardon, de la réconciliation. C'est l'amour de Dieu - car c'est l'amour et non la justice qui pardonne - qui est là, concrètement, à la portée de notre vie concrète. Ne nous laissons pas mourir de soif à côté d'une fontaine d'eau jaillissante. Commment voulez-vous apprendre à marcher si vous vous y prenez mal ? Ou comment arriverez-vous au but si vous lui tournez le dos ?

Prions les uns pour les autres, pour ce que Carême soit pour chacun de nous, non seulement une prise de conscience plus intense de notre être chrétien, mais aussi un pas en avant sur le chemin qu'est le Christ.

¦wiêta

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