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La mort, passage vers la vie

Nous venons d'entendre une fois encore, de la bouche de celui qui, avec Marie, est entré au plus profond de ce mystère de souffrance et d'amour, le récit de la Passion de Jésus. En écoutant cette morne et triste litanie : de la trahison au jugement inique, des moqueries et des soufflets à la délivrance de Barabbas - ce brigand - et à la condamnation à mort par faiblesse... puis à cette mort, celle des esclaves, on se demande : A quoi bon tout ce sang et toutes ces vilenies ? Fallait-il que le Christ passe par toutes ces horreurs, et n'aurait-il pas pu s'en dispenser ? A quoi bon cette tragédie ? Nous pouvons nous le demander et en tirer des leçons.

D'abord, je pense, il fallait que la mort de Jésus soit bien assurée, car sinon sa résurrection pourrait n'être qu'une supercherie. Il ne suffit pas de la mort en croix, mais il y a le coup de lance et le sang et l'eau.

Ensuite cette mort était prévue dans l'Ecriture et annoncée par les prophètes. C'est Jésus lui-même qui l'enseigne aux disciples d'Emmaüs le soir de Pâques : " Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? " ( Luc 24, 26 ).

Et si nous voulons nous demander le pourquoi de ce dessein de Dieu qui fait passer son fils unique par la souffrance, Lui qui n'a pas péché... une explication nous vient à l'esprit : " en tout semblable à nous hormis le péché " ( Hébr. 4, 15 ).

Le Seigneur n'a pas fait semblant d'être un homme. Il a eu peur devant la mort, à son agonie ; il a souffert dans son corps qui n'en pouvait plus... ; il a fallu Simon de Cyrène pour que la Croix - la traverse que portait Jésus - arrive au sommet, pas très élevé cependant. Il y eu la trahison des amis, des proches ; il y a eu aussi la solitude : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? " ( Matth. 27, 46 ).

La passion est un drame sanglant et la mort de Jésus n'est pas une pièce où le Fils de Dieu joue un rôle, mais un complot où il est mis à mort et, hâtivement, mis au tombeau.

Qui oserait dire que Jésus, notre frère, n'a pas été avec nous jusqu'au bout du chemin qu'est le nôtre. Qui peut nier qu'il ait voulu et accepté de vivre en toute vérité, ce " Passage " qu'est la mort.

Et c'est pour cela, parce qu'elle est réelle, parce qu'elle est vraie, parce qu'elle est comme sera un jour la nôtre, que la mort de Jésus nous guérit et nous console. C'est par sa mort qu'il a vaincu la mort, le mal, le péché. C'est par sa mort qu'il donne à la nôtre son sens : remise de nous-même au Père qui nous attend et qui nous aime, passage vers la vie qui ne finit pas et révélation de ce que nous sommes devant Dieu. Sans le Vendredi Saint, il n'y a pas de Pâques ; l'Amour de Dieu est mis en doute et notre foi n'arrive à s'accrocher qu'à une image et non à une réalité. Maintenant, purifiés par le sang du Christ, qui comme celui de l'agneau pascal, nous désigne à l'amour de Dieu, nous pouvons avancer avec confiance vers celui que nous appelons Père... Et c'est aussi pourquoi aujourd'hui, notre prière, forte de la victoire de notre frère aîné, est particulièrement large et vraiment universelle. Car le gibet des esclaves est désormais signe de victoire, et la mort, porte du néant, est passage vers la vie qui ne finit pas : " C'est par le bois de la Croix que la joie est venue sur le monde ".

¦wiêta

Poniedzia³ek, II Tydzieñ Wielkanocny Rok A, I Uroczysto¶æ ¶w. Wojciecha, biskupa i mêczennika, G³ównego Patrona Polski

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