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Christ est ressuscité ", et on lui répond unanimement : " Oui, il est vraiment ressuscité !  " Et rien, aucune persécution, aucune tracasserie n'a pu prévaloir contre cette simple affirmation.

Mais il ne suffit pas d'affirmer que Jésus-homme est vraiment ressuscité ( puisque seul Jésus comme homme a pu mourir, Dieu ne meurt pas ), il faut se demanderce que cela signifie pour nous... car Dieu n'a pas l'habitude de faire des choses sans but ou de les laisser sans effet.

Si nous nous demandions ce qu'a signifié la résurrection pour les apôtres et les disciples, qui ont mis du temps à croire, peut-être serions-nous plus proches du vrai. Pour eux - " ne sois pas incrédule mais croyant " dit Jésus à Thomas ( Jean 20, 27 ) - c'est la preuve que Jésus a dit vrai, qu'il est vraiment le fils de Dieu, que Dieu son Père, en le ressuscitant des morts, scelle et garantit son témoignage.

Mais, me direz-vous, sommes-nous certain de la résurrection de Jésus ? ... car c'est là que tout se joue ! Je vous ferai trois remarques. Si c'était faux, si c'était un coup monté, les récits des évangiles auraient été rendus soigneusement concordants. Or il n'en est rien. Si c'était faux, on ne décrirait pas les hésitations des apôtres et leurs refus. Et enfin, sans doute Jésus ressuscité a t-il un comportement qui n'est plus tout à fait celui d'un homme : il passe à travers les portes; il faut qu'on le reconnaisse... mais ici, le témoignage des apôtres, qui avaient vécu trois ans avec lui, en Judée, en Galilée, en Samarie, dans la Décapole et ailleurs, le témoignage des apôtres est décisif : c'est bien le même Jésus qui leur est présent ; ce n'est pas un fantôme : il mange et boit avec eux. Le Seigneur est vraiment ressuscité.

Mais encore, qu'est-ce que cela veut dire ? On parle de salut, de délivrance, de victoire sur la mort, sur le mal, sur le péché, et nous voyons que les hommes continuent à mourir, que le mal s'oppose encore au bien et que, dans nos personnes de baptisés, le péché est loin d'être vaincu. Alors ? N'est-ce pas une sorte de fausse illusion, cet " opium du peuple " dont on fait tellement état, que cette religion du Ressuscité qui, finalement, ne change rien et n'a rien changé. N'est-ce pas, au mieux, un beau rêve, un pari sur l'homme, un idéal chimérique ?

Et bien non... Malgré les péchés des hommes, là où le christianisme a passé, quelque chose a changé. Là où le Christ est annoncé, il apparaît comme libérateur ; là où les hommes tâchent de vivre en chrétiens, l'espace de liberté vraie s'accroît. Jésus a vaincu la mort et nous mourrons tous - certes ! - et il faut non pas s'y résigner mais s'y préparer, en trouver le sens. Jésus ressuscité nous montre qu'il y a un au-delà de la mort et que ce qu'il disait à Marthe : " Celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra" ( Jean 11, 25 ), n'est pas une formule de condoléances. Mais, comme à Marthe, Jésus nous demande : " Crois-tu cela ? " ( Jean 11, 26 ). Et il ressuscite, alors que, comme nous dit l'évangile que nous venons de lire, " les disciples ne savaient pas que, d'après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts " ( Jean 20, 9 ).

Lutte contre le mal ensuite : comme Jésus dans sa vie publique guérissait le malades et évangélisait les pauvres, la venue de Jésus a suscité et suscite encore dans le monde une foule d'initiatives, qui vont souvent à l'encontre de la paresse et de la soif de jouissance qui marquent l'homme. Il y a là dans l'histoire de l'humanité un tournant irrésistible.

Reste le péché... et ici, allons-nous, sur la foi de notre expérience personnelle, proclamer l'échec de la mort du Christ ? Comme le dit le Concile de Trente, l'Eglise a conscience de la tendance au mal qui est en elle... Qu'a donc changé la résurrection de Jésus ? Elle a ouvert le chemin, elle a affirmé le pardon, elle a introduit l'amour là où on ne parlait que de justice. Mais encore ? On ne change pas quelqu'un en un jour et notre baptême n'est qu'un germe qui doit se développer. Nous considérons beaucoup trop notre vie chrétienne comme une réalité statique, comme une appartenance, comme une option - définitive sans doute - et acquise... alors que, comme toute vie, elle est essentiellement dynamique, j'allais dire instable, en marche, en crise, en évolution tout comme le monde dans lequel elle est insérée. Le Christ a vaincu le péché ? Cela veut dire que toute faute peut être pardonnée si nous acceptons le pardon. Cela veut dire qu'il n'y a a pas de misère morale irréversible. Cela veut dire que l'amour de Dieu est plus grand que ne peut l'être notre faute.

C'est cela le salut, c'est cela Pâques : la victoire du Christ sur la mort, le mal, le péché, la victoire qu'il vient partager avec nous et qui nous ouvre la vie éternelle. Relisons la première prière : " Aujourd'hui, Dieu notre Père, tu nous ouvre la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort et nous fêtons sa résurrection. Que ton esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Par Jésus Christ Notre Seigneur ".

L'Eglise emploie toujours le pluriel parce que c'est tous ensemble qu'Il nous appelle à partager sa victoire, c'est tous ensemble qu'Il nous invite à donner à notre monde no pas une joie factice, maisla seule joie qui signifie quelque chose, qui vaille quelque chose, la joie de se savoir vraiment aimé de Dieu qui, non content de nous donner son Fils unique, a voulu qu'il passe par notre mort, afin de nous ressuscité pour notre joie.

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