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Homélie à l'occasion du trentième anniversaire de l'élection du cardinal Karol Wojtyla comme pape Jean-Paul II.

Lectures: Ef 1,1-10; J 2,1-11

      Le récit des noces de Cana en Galilée contient quelques détails, qui tout en ayant leur signification propre, naturelle, cachent un sens supplémentaire, symbolique, que Saint Jean s'applique à mettre en relief en vue de nous le transmettre.

      Le mot noces a une signification très profonde dans la tradition biblique. Les prophètes d'Israel s'en sont servi en faisant voir l'Alliance sous l'aspect du mariage de Dieu avec son peuple bien-aimé. C'est pourquoi la mère de Jésus - Femme dans le rôle du Peuple, apparaît comme la fiancée mystique de son Dieu, dans la perspective de l'Ancien Testament bien entendu. Jésus se donne, quant à lui, le nom d'époux.

      En ce qui concerne les détails relatés dans le récit de Saint Jean, ils sont vraiment frappants par leur caractère insolite. Remarquons, tout d'abord que l'Apôtre y passe sous silence les jeunes mariés. Ils sont présents, certes, mais quelque part en retrait, pour faire place d'abord à la Mère de Jésus, qui se trouve là, comme si tout naturellement c'était sa place à Elle. Il nous montre ensuite Jésus en compagnie de ses disciples, invités aux noces. Non moins étonnante est la question du vin qui s'introduit par le biais du manque, devient centre d'intérêt, et finit par dominer le déroulement d'un évènement apparemment banal. L'idée s'impose donc que les noces à Cana sont devenues un fait extraordinaire grâce à la participation de la Mère de Jésus elle -même.

 

 1. Le mariage vu à la lumière du récit.

      On pourrait prétendre, à la lecture du récit des noces à Cana, que, venant à ces noces, le Christ a bien honoré le mariage. Cette conclusion serait correcte mais très insuffisante. En effet, réduire le le mariage à son aspect humain, donc partiel, serait comme, par exemple, chercher à connaître le soleil à travers son reflet dans une petite glace. Or, Jésus en disant à Marie femme, s'exprime en tant que Dieu, révèlant ainsi les origines du mariage dans la relation entre un Dieu Créateur et Sauveur et son Peuple, où l'essentiel se trouve dans l'amour infini et indicible, dans l'amour qui est Dieu. Nous nous rappelons à cette occasion que c'est justement Saint Jean apôtre qui nous a révélé que Dieu est amour ( 1J 4,8).

      En nous faisant comprendre ce qu'Il pense par ce qu'Il fait, Dieu Créateur révèle la place que le mariage occupe dans ses desseins. En effet, créant l'homme à son image, Il a créé l'homme et la femme. Alors c'est avec joie que l'homme accueille la femme, qui le rend heureux, et il en fait sa compagne dans la vie commune. Le récit des noces de Cana indique que l'union était non seulement donnée mais encore l'impose comme un devoir à approfondir. Ce qui compte le plus, c'est la fidélité, parce que le mariage est fait à l'image du Dieu fidèle. En effet, il était déjà question de mariage à la base de la loi mosaïque qui admettait la dissolution de l'union matrimoniale dans certains cas. Il est dit dans les Evangiles que les Juifs se posaient des questions à ce sujet et les ont présentées au Christ qui a réaffirmé l'intention de Dieu; en insistant avec force sur l'indissolubilité du mariage, il a dit: que ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point séparer ( Mk 10,9; Mt 19,6 ). Et cette parole du Christ est prononcée pendant la célébration du mariage sacramentel.

      Je me permets de rappeler ici une des vérités fondamentales de la foi chrétienne à ce sujet: le mariage a été institué et constitué par Dieu en tant qu'union de l'homme et de la femme, si bien que l'usage du terme mariage pour désigner une association de toute autre nature, constitue un abus très condamnable.

 

2. Le premier des signes annonce l'Eucharistie.

      En ce qui concerne la remarque de la Femme: Ils n'ont pas de vin ( J 2,3 ), vue dans le contexte du récit de Saint Jean, on constate que cette remarque constitue en réalité la voix du Peuple Elu adressée à Dieu présent dans son Représentant. Pour bien le comprendre, il faut savoir que le vin y est présenté en tant que symbole, ou comme un signe de grande joie, accompagnant d'habitude un repas somptueux. Cependant, le vin dans le récit joannique possède une signification inhabituelle.

      La réplique de Jésus adressée à la femme, exprime une certaine divergence entre la demande de celle-ci et le devoir que Jésus aura à accomplir à l'heure fixée par Dieu, qu'il appelle son heure, heure qui n'est pas encore arrivée. Pourtant, au bout de quelques instants, Jésus montre que la demande de la Femme a été exaucée malgré tout. Pour le prouver, Il change l'eau en un vin de grande qualité.

      Or, dans ces circonstances, où chaque détail compte comme signe particulier, il faut remarquer que le repas de Cana auquel participaient la Mère de Jésus et Jésus avec ses disciples, avait valeur d'un signe préfigurant la dernière Cène, autrement dit l'Eucharistie. Grâce à elle, l'heure de Jésus est inscrite à jamais dans l'opération du salut par la croix. Cela, le Christ l'a imposé en instituant le Sacrement de son Corps et de son Sang sous les espèces du pain et du vin, en ordonnant: Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'Il vienne ( 1 Cor 11,26 ).

      L'Eucharistie - rappelle Jean-Paul II - est le sacrement dans lequel Jésus Christ est avec nous aujourd'hui d'une manière particulière. Il est parmi nous en offrant sans effusion le même sacrifice du Sang qu'il avait présenté sur l'autel de la croix, en donnant sa vie pour le salut du monde ( cf. Jean-Paul II, Nairobi, 17.08.0985 ).

 

3. L'intercession de Marie.

      Marie, en tant que notre Mère et Mère de l'Eglise, devient la Nouvelle Eve - Mère de tous les vivants ( cf. Gen. 3,20 ). En tant que telle, et à l'image de sa conduite à Cana où Elle avait demandé une faveur pour les siens, Elle se voit appelée à demander l'abondance des grâces pour ses enfants, et nous dit aussi: Tout ce qu'Il vous dira, faites-le ( J 2,5 ).

      Le pape Benoit XVI nous rappelle que: "dans le Livre des Actes, nous la rencontrons au milieu de la communauté des Apôtres, qui se sont réunis au Cénacle et qui invoquent le Seigneur, monté au Père, afin qu'Il accomplisse sa promesse: Mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu. Marie guide l'Eglise naissante dans la prière; Elle est presque l'Eglise priante en personne. Et ainsi, avec la grande communauté des saints et comme leur centre, Elle se trouve encore aujourd'hui devant Dieu et intercède pour nous, demandant à son fils d'envoyer à nouveau son Esprit dans l'Eglise et dans le monde et de renouveler la face de la terre ( Benoit XVI, Altötting, 11.09.2006 ).

      C'est pourquoi nous nous confions aujourd'hui à Elle, lui demandant de nous conduire, quand notre heure viendra, aux noces éternelles préparées par Dieu à la louange de sa gloire et de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-Aimé (Eph. 1,6 ).

      Amen.

 

 

 

 

 

 

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